Les qualifications du Grand Prix du Japon ont livré leur hiérarchie pour la course de dimanche. Si la première ligne a été monopolisée par une seule écurie, la séance a surtout été marquée par l’élimination prématurée du quadruple champion du monde, qui a dressé un bilan technique particulièrement sévère de son matériel à l’issue du roulage.
Relégué à la 11e place sur la grille de départ, Max Verstappen a qualifié sa Red Bull d’« inconduisible », selon les informations diffusées par Al Jazeera. Le pilote néerlandais, pourtant vainqueur à Suzuka lors des quatre dernières années, a été éliminé dès la deuxième phase des qualifications (Q2).
Cette situation prolonge un début de saison délicat pour le pilote de 28 ans. Après une sortie de piste en Q3 lors de la manche d’ouverture en Australie — où il a finalement franchi la ligne en sixième position — et un abandon en Chine il y a quinze jours, Verstappen a décrit un comportement erratique de sa monoplace. « La voiture ne tourne jamais en milieu de courbe, mais en même temps ce week-end, elle survire beaucoup à l’entrée. C’est vraiment difficile, imprévisible », a-t-il détaillé au micro de Sky Sports F1. Il a ajouté faire face à des problèmes qu’il ne pouvait « pas expliquer en détail ici ».
Notre rédaction note que le pilote s’est également montré critique envers la nouvelle réglementation technique de la Formule 1, qui instaure une répartition à parts égales entre la puissance conventionnelle et électrique. Le climat autour du champion du monde s’était déjà tendu jeudi, lorsqu’il a expulsé un journaliste lors de sa conférence de presse.
En haut de la feuille des temps, l’écurie Mercedes a confirmé son excellent début de championnat en s’assurant les deux premières places sur une piste sèche. L’Italien Kimi Antonelli a signé la pole position avec un tour bouclé en 1 min 28 s 778. À 19 ans, celui qui est devenu le plus jeune poleman de l’histoire de la F1 il y a deux semaines en Chine — où il a également remporté la première course de sa carrière — enchaîne ainsi une deuxième pole consécutive. Il a qualifié sa séance de « vraiment propre ».
Il devance son coéquipier britannique George Russell de 0,298 seconde. Ce dernier, bien qu’ayant été le plus rapide lors de la première séance d’essais libres vendredi, a admis ne pas s’être senti à l’aise avec sa voiture durant les qualifications, indiquant qu’il devrait potentiellement ajuster son style de pilotage pour compenser en course. La deuxième ligne sera partagée par Oscar Piastri sur McLaren (3e) et Charles Leclerc sur Ferrari (4e).