La présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a effectué ce mercredi un déplacement stratégique à Alger. Reçue par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, la dirigeante a acté une nouvelle phase dans le partenariat bilatéral, avec une priorité affichée : la sécurisation et l’augmentation des flux énergétiques vers l’Europe.
Pour répondre aux défis d’approvisionnement actuels, Rome et Alger ont décidé d’élargir leurs méthodes d’extraction. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette montée en puissance s’appuiera sur les compagnies nationales Eni et Sonatrach. Giorgia Meloni a précisé que les deux pays travailleront désormais sur de nouveaux axes, identifiant spécifiquement l’exploitation du gaz de schiste et l’exploration offshore comme les leviers choisis pour accroître les volumes de gaz algérien destinés à l’Italie.
De son côté, le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé l’engagement de son pays à demeurer un fournisseur fiable pour le marché européen. Au-delà des hydrocarbures, les échanges ont permis d’accélérer le déploiement du « Plan Mattei » pour l’Afrique. Deux projets majeurs ont été validés dans ce cadre : une initiative de production de céréales et de légumineuses dans la wilaya de Timimoun, au sud-ouest, ainsi que la création d’un centre d’excellence algéro-italien dédié à l’innovation agricole à Sidi Bel Abbès.
Les discussions ont également débouché sur un accord pour la création prochaine d’une Chambre de commerce algéro-italienne, destinée à fluidifier les investissements. Sur le plan géopolitique et sécuritaire, notre rédaction note que les deux chefs d’État ont affiché une position commune. Ils prévoient de renforcer leur coordination contre l’immigration clandestine, la traite des êtres humains et la criminalité transfrontalière en Méditerranée.
Concernant les dossiers régionaux, Alger et Rome ont réitéré leur soutien aux efforts de la Mission des Nations unies en Libye pour sortir le pays de l’impasse politique. Les deux dirigeants ont par ailleurs appelé à une solution garantissant le droit à l’autodétermination au Sahara occidental, en appui aux démarches du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.