L’escalade militaire récente au Moyen-Orient n’a pas seulement causé des pertes humaines et politiques, elle a également laissé des traces matérielles importantes. À la suite des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël sur la capitale iranienne, un site historique de premier plan a subi les effets collatéraux des bombardements.
L’agence de presse Anadolu indique que des sections du palais historique du Golestan, situé à Téhéran et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont été endommagées. Les dégradations sont survenues après que des explosions ont touché un bâtiment affilié au pouvoir judiciaire et un poste de police situés à proximité du complexe. Le souffle a brisé des vitres et endommagé des parties des murs extérieurs.
Ce palais, qui a servi de centre administratif à la dynastie qadjare à partir du XVIIIe siècle, abrite plusieurs espaces réputés pour leur architecture. Dans la salle du Trône de marbre, située au rez-de-chaussée, des ornements de plafond datant d’environ 1750 se sont effondrés, les fenêtres ont volé en éclats et le sol a été lourdement impacté. La salle des Miroirs, conçue par l’architecte Abul Hasan Isfahani (1861-1946), a également vu toutes ses fenêtres orientées vers l’extérieur détruites, accompagnées de dégâts importants sur les décorations de son plafond.
Face à ces destructions, le ministre iranien de la Culture et de l’Orientation islamique, Seyed Abbas Salehi, a officiellement demandé à l’UNESCO de dépêcher immédiatement une délégation d’experts sur les lieux. La directrice de l’établissement, Afarin Emami, a souligné l’ampleur de la perte en rappelant que les rénovations de la salle des Miroirs s’étaient achevées il y a à peine une semaine. Émue, elle a déclaré à la presse que les objets de ce palais représentaient des années de travail et étaient comparables à ses propres enfants.
Ces dégâts matériels s’inscrivent dans une séquence d’affrontements directs inédite. L’attaque de grande ampleur lancée samedi par les États-Unis et Israël a coûté la vie à plusieurs hauts dirigeants iraniens, dont le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte, alors qu’une direction intérimaire gère la transition au sommet de l’État, Téhéran a mené des frappes de drones et de missiles ciblant Israël ainsi que des pays du Golfe abritant des installations américaines.
Ils sont débiles ces sionistes