Les opérations militaires conjointes menées par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien ont franchi un nouveau palier. Alors que les bombardements ont touché plusieurs dizaines de provinces et fait de nombreuses victimes, une intense confrontation médiatique s’est ouverte concernant les conséquences directes de ces frappes sur les plus hauts responsables de la République islamique.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le président américain Donald Trump a affirmé que les récentes attaques ont décimé une part importante du commandement iranien. Lors d’un entretien accordé à la chaîne américaine ABC News, il a déclaré que le guide suprême Ali Khamenei figurait parmi les victimes. « Nous ne savons pas tout, mais une grande partie oui. C’était une attaque très puissante », a-t-il soutenu. Interrogé sur la durée de ces opérations qu’Israël qualifie de « frappe préventive », Donald Trump a ajouté qu’elles se poursuivraient « tant que nécessaire », affirmant que les cibles visées étaient devenues « inopérantes ».
Face à ces déclarations, la réponse de Téhéran a été immédiate. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Bekayi, s’est également exprimé sur ABC News pour démentir formellement ces allégations. Il a assuré que le guide suprême Ali Khamenei ainsi que le président Masoud Pezeshkian sont « en sécurité et saufs ». Précisant que les institutions du pays fonctionnent normalement, il a souligné que « tout se déroule conformément au plan ». Ces annonces contradictoires sur le sort d’Ali Khamenei interviennent alors que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait précédemment évoqué de nombreux signes pointant vers ce scénario.
Sur le terrain, le bilan humain communiqué par les autorités locales est lourd. Les frappes ont ciblé des installations réparties dans 24 provinces, touchant des villes majeures comme Téhéran, Ispahan, Karaj, Qom, Tabriz, Bushehr et Kermanshah. Le Croissant-Rouge iranien recense pour l’heure 201 morts et 747 blessés.
En riposte, l’armée iranienne a déclenché une série de contre-attaques à l’aide de missiles balistiques et de drones. Selon nos sources, ces tirs visent directement les bases et installations militaires américaines déployées dans plusieurs pays de la région, notamment au Bahreïn, aux Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar et en Jordanie.