L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient et s’étend de plus en plus aux routes maritimes stratégiques. Le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz ont été le théâtre de nouvelles opérations armées menées par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), ciblant directement le trafic commercial.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Iran a annoncé samedi avoir pris pour cible un pétrolier battant pavillon des îles Marshall. Le navire, identifié sous le nom de Louise P, a été frappé vers midi par un véhicule aérien sans pilote. L’opération a été menée par la marine du CGRI dans les eaux du Golfe Persique.
Notre rédaction note que le communiqué officiel justifie cette frappe en affirmant que le bâtiment est « lié aux États-Unis » et qu’il leur « appartient ». Cette action s’aligne sur une précédente déclaration des Gardiens de la révolution, qui avaient désigné l’ensemble des biens américains et israéliens présents dans la région comme des cibles légitimes.
Un second incident distinct a été signalé par les mêmes sources dans le détroit d’Ormuz. Un autre pétrolier, le Pirima, a également été touché par un drone. Les autorités iraniennes ont indiqué que ce navire avait été visé spécifiquement pour avoir « ignoré les avertissements ».
Ces attaques maritimes s’inscrivent dans un contexte d’affrontement direct majeur, dont les répercussions débordent sur de multiples fronts régionaux. Les tensions ont franchi un palier inédit depuis l’attaque de grande envergure menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février dernier.
Cette offensive conjointe a causé la mort de plus de 1 000 personnes, incluant le guide suprême iranien Ali Khamenei, de hauts responsables militaires, ainsi que plus de 150 écolières. En riposte à ces pertes, Téhéran a déclenché de vastes frappes ciblant des bases américaines, du personnel militaire, des installations diplomatiques à travers la région, ainsi que plusieurs villes israéliennes.