Le gouvernement belge vient de clarifier sa position officielle concernant l’escalade militaire au Moyen-Orient. Alors que des interrogations subsistaient au sein du parlement sur un éventuel déploiement de ses forces, Bruxelles a tracé une ligne de démarcation nette quant à ses futures interventions dans la région.
Selon les informations rapportées par Anadolu, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a catégoriquement exclu mercredi toute participation de son pays aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Lors d’une audition en commission parlementaire spécialement convoquée pour aborder le conflit, le responsable a coupé court aux spéculations : « Nous n’allons pas le faire ».
Cette fin de non-recevoir s’appuie sur une évaluation stricte de la légalité des opérations en cours. Le ministre a établi une distinction fondamentale entre les différentes interventions dans la région, qualifiant la campagne militaire actuelle de Washington et de Tel-Aviv de « contraire au droit international ». C’est sur la base de ce motif juridique que la Belgique refuse de s’associer à cette coalition.
La mise au point de Theo Francken fait suite à des déclarations tenues la veille, lesquelles laissaient entrevoir une préparation de la Belgique à fournir un appui militaire. Interpellé par plusieurs députés sur la réception éventuelle d’une demande formelle d’assistance, il a précisé qu’aucune requête n’avait encore été formulée, tout en admettant que cela restait possible. Il a toutefois souligné qu’une intervention belge serait envisageable si la demande émanait de pays comme la Jordanie ou les Émirats arabes unis, à condition de s’inscrire strictement dans le cadre du droit international.
Enfin, le ministre a rappelé les engagements de son pays à l’échelle continentale. En tant qu’État membre de l’Union européenne, la Belgique se tiendrait prête à assister l’Administration chypriote grecque en cas de nécessité. Une obligation statutaire qui, a-t-il insisté, relève d’un tout autre contexte et n’a aucun lien avec les opérations américano-israéliennes pour lesquelles la position de Bruxelles reste figée.