Les dirigeants cubain et colombien ont vivement réagi, ce samedi, aux frappes militaires signalées au Venezuela. Miguel Diaz-Canel et Gustavo Petro ont condamné ces opérations attribuées aux États-Unis, appelant à une réaction internationale face à ce qu’ils qualifient d’agression.
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a utilisé le réseau social X pour dénoncer ce qu’il considère comme une « attaque criminelle ». Il a exigé une mobilisation urgente de la communauté internationale, qualifiant les événements de « terrorisme d’État contre le courageux peuple vénézuélien ». Selon lui, la région subit une agression brutale qui vise directement la stabilité de l’Amérique latine.
De son côté, le président colombien Gustavo Petro a exprimé sa préoccupation face aux informations faisant état d’une activité aérienne inhabituelle et d’explosions sur le territoire voisin. Il a rejeté toute action militaire unilatérale, soulignant les risques pour les populations civiles et l’escalade des tensions. Ces déclarations interviennent alors que plusieurs fortes explosions ont secoué Caracas plus tôt dans la journée, plongeant la capitale vénézuélienne dans l’incertitude.
D’après les informations rapportées par l’agence Anadolu, le gouvernement vénézuélien a formellement accusé les États-Unis d’avoir visé des cibles civiles et militaires. Le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, a condamné une « agression militaire extrêmement grave ». En réponse, le président Nicolas Maduro a signé un décret déclarant l’état de troubles extérieurs. Si le média américain Fox News, citant des responsables, a évoqué une attaque de l’armée américaine, aucune confirmation officielle n’a pour l’heure été émise par Washington.




