Frappes au Liban : le bilan grimpe à 254 morts et l’Iran fixe un choix binaire aux États-Unis

Quelques heures seulement après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a lancé une vaste offensive aérienne sur le territoire libanais. Ces frappes, qui ont fait des centaines de victimes, suscitent une vague de réactions à l’échelle internationale.

Selon les informations relayées par la chaîne Al Jazeera, la Défense civile libanaise a recensé au moins 254 morts et 1 165 blessés. Les bombardements ont ciblé plusieurs zones, notamment Beyrouth, la vallée de la Bekaa, le Mont-Liban, Sidon, ainsi que des villages du sud du pays. Face à l’afflux de victimes, le président du syndicat des médecins du Liban, Elias Chlela, a lancé un appel urgent à l’ensemble du personnel médical pour prêter main-forte aux hôpitaux.

L’armée israélienne justifie cette opération en la qualifiant de plus grand assaut coordonné sur le Liban depuis le 2 mars, affirmant avoir visé plus de 100 centres de commandement et sites militaires du Hezbollah. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Défense, Israel Katz, ont souligné que l’accord de trêve irano-américain ne s’appliquait pas au groupe armé libanais.

Du côté de Beyrouth, le président du Parlement, Nabih Berri, a dénoncé un crime de guerre, tandis que le Hezbollah a revendiqué son droit naturel et légal de riposter à ces attaques.

Cette offensive a immédiatement fait réagir Téhéran. Les Gardiens de la Révolution iranienne ont menacé d’intervenir si les frappes ne cessaient pas. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a adressé un message direct à Washington, exigeant que les États-Unis choisissent entre le maintien du cessez-le-feu et la poursuite de la guerre via Israël.

La communauté internationale a également exprimé sa réprobation. Le Qatar a condamné une série d’attaques brutales, accusant Israël de vouloir entraîner la région dans un chaos total. En Europe, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a réclamé l’inclusion du Liban dans le cessez-le-feu et a formellement demandé à l’Union européenne de suspendre son accord d’association avec Israël.

En Italie, le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a convoqué l’ambassadeur israélien. Il a insisté sur la nécessité absolue d’éviter que le Liban ne devienne un second Gaza, tout en condamnant les tirs ayant touché les troupes de maintien de la paix de l’ONU (FINUL). L’Organisation des Nations Unies, par la voix de son porte-parole adjoint Farhan Haq, a fermement condamné ces frappes, appelant toutes les parties à utiliser le récent cessez-le-feu irano-américain pour mettre fin aux hostilités.

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