La capitale afghane a été le théâtre d’une nouvelle escalade de violence le 16 mars 2026, avec une frappe ayant visé un établissement de santé. Face au lourd bilan humain, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a officiellement pris position ce 18 mars pour rappeler les obligations fondamentales liées aux zones de conflit.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Paris a condamné « avec fermeté » le bombardement de l’hôpital de Kaboul, qui a fait de nombreuses victimes civiles. La déclaration officielle présente les condoléances de la France aux familles endeuillées et exprime une « pleine solidarité » envers les blessés et leurs proches.
Au-delà de la compassion, la diplomatie française a insisté sur un cadre légal strict. Le communiqué souligne que « le droit international humanitaire s’impose à tous », réaffirmant l’impératif de protéger les populations non combattantes. Paris a également exigé que « le libre accès de l’aide humanitaire sur le territoire afghan doit être garanti », s’appuyant de manière explicite sur la résolution 2593 du Conseil de sécurité des Nations unies.
À ce stade, aucune enquête internationale ni mesure concrète n’a été publiquement annoncée pour identifier les auteurs de la frappe ou établir les responsabilités.
Ce drame intervient dans un climat de forte dégradation sécuritaire entre l’Afghanistan et le Pakistan. Les tensions à la frontière ont récemment dégénéré en affrontements directs. Depuis la fin du mois de février, les violences transfrontalières ont entraîné la mort de 107 personnes. Du côté pakistanais, les pertes s’élèvent à 13 soldats et cinq civils tués, avec un militaire toujours porté disparu. Kaboul fait état, pour sa part, de 13 soldats et 76 civils ayant perdu la vie, un bilan qui n’intègre pas les nouvelles victimes revendiquées lundi par les autorités afghanes.
L’ampleur de cette violence touchant les civils est documentée par les Nations unies. D’après les données de l’ONU, sur la seule période du 26 février au 5 mars, 185 victimes civiles ont été recensées en Afghanistan, dont 56 personnes tuées par des tirs indirects et des frappes aériennes.