France : Retailleau s’oppose aux drapeaux palestiniens sur les bâtiments publics

Le ministre français de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, s’oppose à la mise en place de drapeaux palestiniens sur les bâtiments publics. Selon l’agence Anadolu, il a transmis cette directive aux préfets par télégramme, invoquant le « principe de neutralité du service public ». Ce geste symbolique était prévu le 22 septembre, date à laquelle la France doit officiellement reconnaître l’État palestinien.

Dans un télégramme signé par Hugues Moutouh, secrétaire général du ministère, et relayé par la presse française, Bruno Retailleau explique que pavoiser les édifices publics aux couleurs palestiniennes serait une « prise de parti dans un conflit international » et pourrait engendrer des « troubles à l’ordre public ». Cette initiative avait été lancée par Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qui encourageait les maires à hisser le drapeau palestinien en signe de « volonté de paix et de justice ». La reconnaissance par la France d’un État palestinien le 22 septembre la place aux côtés de plus de 140 pays membres de l’ONU. Si plusieurs pays européens comme la Suède, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont déjà reconnu la Palestine, d’autres, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, s’y opposent toujours, arguant que cette reconnaissance doit résulter d’un accord bilatéral.

Par ailleurs, la situation humanitaire à Gaza reste préoccupante. D’après les autorités sanitaires de la bande de Gaza, plus de 65 000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le début du conflit en octobre 2023, suite à une attaque attribuée au Hamas. Parmi les victimes, on compte majoritairement des femmes et des enfants. Des centaines de civils ont également été tués dans des zones de distribution d’aide humanitaire ces derniers mois. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a décrit en juillet une situation de « mort et de destruction sans précédent » à Gaza, avec une « malnutrition en forte hausse » et un système d’aide effondré. Dès janvier 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël de prévenir tout acte de génocide et de garantir l’accès à l’aide humanitaire. En juillet, la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé les mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre, notamment d’avoir utilisé la famine comme méthode de guerre.

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