Une intervention de routine a connu une issue fatale mercredi soir à Valenciennes, dans le nord de la France. Après le décès par balles d’un homme de 31 ans, les autorités judiciaires ont statué ce week-end sur les responsabilités pénales du fonctionnaire impliqué dans les tirs.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, s’appuyant sur les déclarations du parquet de Valenciennes, le policier municipal a été mis en examen samedi pour homicide volontaire. Le juge d’instruction a décidé d’écarter, à ce stade de la procédure, l’hypothèse de la légitime défense plaidée par les avocats du tireur. Le fonctionnaire a été placé sous contrôle judiciaire, une mesure assortie d’obligations strictes incluant des interdictions de contact, des pointages réguliers et des limitations professionnelles. Le parquet, dont les réquisitions n’ont pas été suivies par le magistrat, se réserve la possibilité de faire appel.
L’incident s’est produit au domicile de la victime. Les policiers municipaux sont intervenus après l’appel d’une voisine signalant des cris. Sur place, ils découvrent le trentenaire dans un appartement en désordre, appelant au secours. Les injonctions répétées de se mettre au sol restent sans effet.
D’après le communiqué officiel, les agents tentent alors de le maîtriser avec la volonté de le sécuriser en vue d’une prise en charge médicale. Au cours de cette manœuvre, l’homme, armé d’un couteau, blesse l’un des policiers à la main et tente de porter d’autres coups. Estimant son équipe en situation de danger, le policier blessé fait usage de son arme de service à plusieurs reprises. La victime décède quelques minutes plus tard, malgré l’arrivée des pompiers.
L’autopsie réalisée vendredi a mis en évidence une hémorragie interne thoracique provoquée par trois tirs localisés au niveau de l’omoplate gauche, ainsi qu’une quatrième blessure au biceps droit.
Notre rédaction souligne que l’information judiciaire désormais ouverte devra approfondir les circonstances exactes du drame. Les investigations se pencheront notamment sur la santé mentale du défunt, un homme vivant seul et jusqu’alors inconnu des services de police. L’infraction d’homicide volontaire actuellement retenue par le juge d’instruction est passible de trente ans de réclusion criminelle, une qualification juridique susceptible d’évoluer au fil des investigations.
Armer les policiers municipaux n’est pas une bonne idée