France : Harcèlement scolaire au lycée Honoré-de-Balzac, la mesure administrative qui touche le chef d’établissement quelques jours après le drame sur les rails

Une vive émotion s’est emparée de la commune de Mitry-Mory, en France, où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour une marche blanche en mémoire de Camélia. Le décès de cette lycéenne de 17 ans, survenu le 13 janvier dans des circonstances tragiques, a mis en lumière une situation de souffrance scolaire que l’adolescente et sa famille avaient tenté de signaler aux autorités éducatives avant l’irréparable.

Les faits se sont déroulés à la gare de Villeparisis-Mitry-le-Neuf. Selon les éléments communiqués par la police et relayés par l’agence Anadolu, la jeune fille, scolarisée au lycée Honoré-de-Balzac, s’est allongée sur les voies avant d’être percutée par un RER. L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis aux enquêteurs d’établir le caractère volontaire du geste. Le décès a été officiellement déclaré à 17h57, quelques heures après que l’adolescente a quitté son établissement scolaire.

Ce drame intervient dans un contexte de tensions signalées depuis plusieurs semaines. Le parquet de Meaux a confirmé que Camélia avait alerté sa mère en décembre, évoquant un harcèlement perpétré par plusieurs camarades. Des proches ont rapporté une dégradation visible de son état psychologique. La famille assure avoir prévenu l’établissement avant les vacances de fin d’année, mais déplore une absence d’évolution de la situation à la rentrée de janvier, malgré la convocation des élèves mis en cause.

Les investigations révèlent que des interactions ont eu lieu entre la victime et l’administration juste avant le passage à l’acte. Des échanges de messages confirmés par les autorités indiquent que l’adolescente avait été convoquée par le proviseur la veille de sa mort, ainsi que le jour même. C’est à l’issue de cet ultime entretien avec la direction qu’elle a quitté le lycée pour se rendre à la gare.

Face à la gravité des faits dénoncés lors du rassemblement, les autorités judiciaires et académiques ont réagi. Le procureur de Meaux a annoncé l’ouverture de quatre enquêtes distinctes. Celles-ci portent sur les circonstances du décès, les faits de harcèlement scolaire, des menaces reçues par la direction de l’établissement, ainsi qu’un possible harcèlement moral concernant certains élèves impliqués.

Parallèlement au volet judiciaire, le ministère de l’Éducation nationale a ordonné une enquête administrative pour « clarifier les faits ». Dans l’attente des conclusions, le proviseur du lycée Honoré-de-Balzac a été mis en retrait de ses fonctions, une décision prise à sa propre demande. Le parquet a toutefois appelé à la prudence concernant les mises en cause publiques, soulignant la complexité des interactions entre les élèves.

La famille de la défunte a indiqué que d’autres hommages seraient organisés avant les funérailles, prévues en Algérie, pays d’origine de la lycéenne.

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