Une ancienne directrice d’école maternelle de 59 ans, exerçant à Fronton en Haute-Garonne (France), fera face à la justice le 31 mars prochain. Le tribunal correctionnel de Toulouse l’attend pour répondre de faits de violences volontaires sur mineurs de moins de 15 ans par une personne ayant autorité.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, onze familles se sont constituées parties civiles dans ce dossier. Ces parents accusent l’enseignante d’avoir instauré un climat de violences physiques et psychologiques au sein de son établissement entre septembre 2022 et la fin de l’année 2024. Les témoignages font état de gifles, de bousculades, de brimades humiliantes ainsi que de punitions consistant à isoler les jeunes enfants dans le noir.
La gravité des faits présumés a été médicalement constatée : trois enfants se sont vu prescrire des jours d’incapacité totale de travail (ITT). En droit pénal, cette mesure qualifie la période durant laquelle une victime est inapte à accomplir les actes essentiels de la vie courante à la suite des violences subies. L’affaire a éclaté en 2024 lorsqu’une famille a saisi le rectorat pour dénoncer une situation qualifiée de « gravissime » dans la classe concernée.
L’Académie a immédiatement alerté le parquet de Toulouse, qui a chargé les gendarmes de la compagnie de Toulouse-Saint-Michel de mener les investigations. Au fil de la procédure, plusieurs parents ont livré des récits concordants, pointant des méthodes disciplinaires décrites comme archaïques et violentes. Placée en garde à vue fin 2025, l’enseignante, qui a depuis quitté ses fonctions, conteste catégoriquement l’ensemble des accusations. Il reviendra au tribunal correctionnel d’évaluer si les preuves matérielles et testimoniales caractérisent l’infraction de violences volontaires avec circonstance aggravante prévue par le code pénal.