Le Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) s’est achevé jeudi à Dakar, après trois jours de débats placés sous le thème « L’Économie Sociale et Solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique ». Plus de 2 500 participants, venus de 33 pays africains, et une vingtaine de ministres ont pris part à cette deuxième édition, qui a également bénéficié de la présence de la vice-présidente du gouvernement espagnol, Yolanda Díaz, selon l’APS.
À l’issue de leurs travaux, les participants ont adopté la Déclaration de Dakar, faisant de l’ESS « un levier de transformation économique, d’inclusion sociale et de développement ». Ils ont par ailleurs institué un Comité consultatif des ministres africains chargés de l’Économie sociale et solidaire, dont le ministre sénégalais Alioune Dione a été élu président, plaçant le Sénégal au cœur de cette dynamique panafricaine.
Concrètement, ce comité s’attellera à harmoniser progressivement les cadres juridiques, réglementaires, fiscaux et statistiques des pays concernés. Neuf États – Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Sénégal et Togo – ont déjà apposé leur signature, ouvrant la voie à une coopération renforcée.
Les signataires entendent également créer un observatoire africain de l’ESS et mobiliser des financements publics, privés et coopératifs à travers des fonds d’investissement et des mécanismes de garantie innovants. L’autonomisation économique des femmes et l’emploi des jeunes figurent parmi les priorités affichées.
« L’économie sociale et solidaire n’est pas une alternative, c’est une nécessité », a martelé Alioune Dione, rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la volonté du président Bassirou Diomaye Faye, qui a décrété 2026 « Année de l’Économie Sociale et Solidaire et de l’Emploi », de faire de l’ESS un pilier du développement du continent.
