La Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols (DEFCCS) a dressé un bilan alarmant de la campagne 2024-2025 de prévention et de lutte contre les feux de brousse. Près de 6 millions de tonnes de biomasse herbacée ont été détruites, entraînant des pertes économiques estimées à 499 milliards de francs CFA et de lourdes conséquences pour l’élevage et la sécurité alimentaire.
Les feux de brousse continuent de peser lourdement sur les ressources pastorales du Sénégal. Selon la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols (DEFCCS), 5 990 142 tonnes de biomasse herbacée ont été détruites au cours de la campagne 2024-2025 de prévention et de lutte contre les feux de brousse. Les pertes sont évaluées à près de 499 milliards de francs CFA en valeur fourragère.
Dans un rapport, la structure relevant du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique souligne que cette destruction massive des réserves fourragères nationales affecte directement l’alimentation du cheptel, les revenus des éleveurs ainsi que la sécurité alimentaire dans plusieurs zones rurales.
Tambacounda, Kolda et Sédhiou les plus touchées
Les régions de Tambacounda, Kolda et Sédhiou concentrent l’essentiel des pertes enregistrées. À elle seule, Tambacounda totalise près de 163 milliards de FCFA de pertes, soit 32,7 % du total national. Elle est suivie de Kolda avec 157,7 milliards de FCFA (31,6 %) et de Sédhiou avec 110,5 milliards de FCFA (22,1 %).
À elles trois, ces régions représentent 86,4 % des pertes économiques, soit environ 431,2 milliards de francs CFA.
Dans le reste du pays, les feux de brousse ont occasionné des pertes de fourrage estimées à 67,8 milliards de FCFA, correspondant à 13,6 % du préjudice économique global, renseigne l’APS visitée par Senego.
De lourdes conséquences pour les éleveurs
La DEFCCS alerte sur les répercussions de cette situation pour le secteur de l’élevage. La disparition du tapis herbacé prive le bétail de sa principale source d’alimentation naturelle, obligeant les éleveurs à recourir à des aliments de complément souvent coûteux.
Cette situation fragilise non seulement les revenus des ménages ruraux, mais menace également la sécurité alimentaire et la production nationale de viande et de lait, souligne le rapport.
