Une fausse information annonçant le décès d’Élisabeth Ndiaye, figure emblématique du journal télévisé au Sénégal, circule depuis vendredi sur les réseaux sociaux et a été reprise par certains médias.
En réalité, la personne décédée vendredi 25 septembre 2026 à Paris est sa sœur, Hélène Harley, âgée de 93 ans. Ancienne speakerine et grande voix historique de Radio Sénégal (ORTS), Hélène Harley a marqué l’histoire de la radio sénégalaise par sa voix et ses journaux parlés.
Le journaliste Adama Sow, spécialiste des questions numériques, a également démenti cette information sur sa page Facebook. Il a dénoncé une « fake news » et appelé ses confrères à davantage de prudence dans la diffusion d’informations.
Élisabeth Ndiaye, pour sa part, reste une figure majeure de la télévision sénégalaise. Elle avait rejoint la télévision en 1970 et s’est notamment illustrée comme présentatrice vedette du journal télévisé, marquant plusieurs générations de téléspectateurs.



Un imbroglio journalistique, comme à l’accoutumée. Lorsque la plume s’emballe bien plus vite que la réflexion, on en vient à enterrer des personnes bien vivantes, les confondant cruellement avec les proches qu’elles viennent de perdre.
C’est le triste constat de la fausse information qui a annoncé le décès d’Élisabeth Ndiaye.
Cet incident met une nouvelle fois en lumière les dérives de l’urgence médiatique :
La course au clic contre la rigueur : Des plateformes d’information ont relayé une simple rumeur des réseaux sociaux sans prendre le temps de vérifier la source ni de contacter la famille.
Un manque cruel d’empathie : Au-delà de l’erreur professionnelle, ce manque de discernement inflige un choc émotionnel brutal aux proches et aux admirateurs de ces deux grandes dames des médias sénégalais.
Une leçon de déontologie rappelée à juste titre par le spécialiste Adama Sow : en journalisme, la prudence doit toujours l’emporter sur la vitesse.