À l’Assemblée nationale, le renvoi en commission des travaux sur la loi de finances rectificative suscite une critique au sein de Pastef. Fadilou Keïta, secrétaire général adjoint du parti, estime que l’Exécutif n’aurait pas dû recourir à l’article 84 du règlement intérieur pour demander ce renvoi.
La critique de Fadilou Keïta sur l’article 84 s’inscrit dans un appel à une coopération entre l’Exécutif et le Législatif, fondée, selon lui, sur la confiance et une volonté commune de faire avancer le Sénégal. Il défend aussi l’esprit d’un « gentlemen’s agreement » : privilégier l’intérêt national et dépasser les calculs politiciens. Sa réaction a été rapportée par dakaractu.
Le 21 octobre, la plénière consacrée à la LFR 2026 avait été reportée à la semaine suivante, à la demande de l’Exécutif, après que les discussions en commission n’avaient pas permis de dégager un consensus global. Fadilou Keïta considère que le désaccord ne se résume pas à la convocation de Ndiaga Mbaye : il met en avant la sincérité des relations entre les deux institutions.
Le responsable de Pastef juge qu’il est encore possible de « remettre les choses dans le bon ordre », à condition de reconnaître l’Assemblée nationale comme une institution constitutionnelle disposant de prérogatives propres, complémentaires de celles de l’Exécutif. Il salue la posture d’ouverture des députés. Il salue aussi les mises au point d’Ousmane Sonko sur l’exercice plein et effectif des prérogatives constitutionnelles du Parlement.
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