L’escalade des tensions militaires au Moyen-Orient déborde désormais sur la sphère sportive internationale. Face à l’intensification des hostilités dans la région, les instances dirigeantes du sport automobile ont été contraintes de revoir d’urgence leur programmation pour les semaines à venir.
Selon les informations de l’agence Anadolu, la Formule 1 a officiellement confirmé, tôt ce dimanche, l’annulation de ses Grands Prix prévus en avril à Bahreïn et en Arabie saoudite. L’organisation a précisé avoir étudié plusieurs alternatives avant de conclure qu’aucune course de remplacement ne serait mise en place durant ce mois.
Cette modification majeure du calendrier ne se limite pas à la catégorie reine. Le communiqué officiel indique que les manches de Formule 2, de Formule 3 et de la F1 Academy, initialement programmées aux mêmes dates, n’auront pas lieu non plus. Une résolution actée en concertation directe avec la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et les promoteurs locaux.
Stefano Domenicali, président-directeur général du Formula One Group, a qualifié cette mesure de difficile mais nécessaire au vu du contexte sécuritaire. De son côté, le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a rappelé l’importance de Bahreïn et de l’Arabie saoudite dans l’écosystème de la saison, espérant y retourner dès que les circonstances le permettront.
Les responsables des circuits concernés ont validé cette orientation. Sheikh Salman bin Isa Al Khalifa, directeur général du Bahrain International Circuit, a exprimé son soutien à la Formule 1 et à la communauté de la discipline. En Arabie saoudite, le prince Khalid bin Sultan Al-Abdullah Al-Faisal, président de la Saudi Motorsport Company, a déclaré respecter cette décision concernant l’édition 2026, tout en réaffirmant la poursuite du partenariat avec la F1.
Cette réorganisation intervient dans un climat de guerre ouverte. Depuis le 28 février, des attaques conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont fait environ 1 200 morts, incluant le guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a déclenché des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak, ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.