Alors que certains estiment qu’il est trop tard pour reprendre le chemin des études, Mafatim Diaw apporte la preuve du contraire. Né en 1974, le candidat libre a réussi à décrocher son baccalauréat 2026 au centre de l’Institut islamique supérieur de Louga, après plusieurs années consacrées à la vie professionnelle et familiale.
« Je remercie le bon Dieu, qui m’a permis de refaire le bac. J’avais voulu le faire dans les années 1997-1998, mais j’avais des contraintes », témoigne-t-il, visiblement heureux d’avoir réalisé ce rêve longtemps repoussé.
Son parcours est marqué par plusieurs étapes professionnelles. Après avoir quitté les bancs de l’école à la fin des années 1990, Mafatim Diaw s’est engagé dans la vie active. « De 1998 à 2000, j’étais dans une société commerciale. Après, je suis entré dans la vie familiale. Ensuite, je suis passé dans les ONG, dans les centres de santé, puis à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) comme agent enquêteur, un travail qui m’a pris beaucoup de temps », raconte-t-il.
Depuis trois ans, il exerce dans la fonction publique, au service du commerce du département de Kébémer. C’est finalement l’année dernière qu’il décide de reprendre les révisions et de tenter à nouveau le baccalauréat. « Dieu a fait que je l’ai réussi cette fois-ci », se réjouit-il.
À travers son histoire, Mafatim Diaw rappelle que l’apprentissage et la réussite scolaire ne connaissent pas forcément de limite d’âge. À 52 ans, il réalise un objectif qu’il avait dû mettre entre parenthèses pendant près de trois décennies devenant un exemple de persévérance.

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Des congratulations appuyées sont de rigueur.
Sans doute pour marquer un point.
Je suis sûre qu’il s’était promis de le passer devant un cercle d’amis. Ces amis ont intérêt à lui payer un pot !
Bravo !
Félicitations !