États-Unis – Iran : Donald Trump dévoile au Congrès l’unique garantie exigée pour écarter l’option militaire

Le président américain Donald Trump a profité de son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Congrès pour clarifier sa position face à Téhéran. À l’approche d’une nouvelle session de pourparlers indirects, le chef de l’État américain a affirmé privilégier la voie diplomatique, tout en exposant les arguments qui pourraient justifier d’éventuelles frappes militaires contre la République islamique.

Lors de cette allocution prononcée mardi devant une session conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants, Donald Trump a adopté un ton offensif. Il a accusé l’Iran de chercher à reconstruire son programme nucléaire, lequel avait été ciblé par des frappes américaines en juin 2025. « Nous l’avons anéanti et ils veulent tout recommencer », a-t-il déclaré. Selon les éléments rapportés par Al Jazeera, le président a souligné que des négociations étaient en cours, mais a conditionné leur succès à un engagement précis de Téhéran : « Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas entendu ces mots secrets : « Nous n’aurons jamais d’arme nucléaire ». »

Outre le dossier nucléaire, Donald Trump a affirmé que l’Iran travaillait au développement de missiles qui seraient « bientôt » capables d’atteindre le territoire américain. Il a également imputé à Téhéran la responsabilité d’attentats à la bombe en bord de route ayant coûté la vie à des militaires et civils américains, ainsi que la mort de milliers de manifestants lors de récents rassemblements antigouvernementaux. Il est à noter que, l’année dernière, ni les services de renseignement américains ni l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU n’avaient trouvé de preuves indiquant que l’Iran cherchait à se doter de l’arme atomique.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de renforcement militaire américain au Moyen-Orient et précèdent un troisième cycle de discussions indirectes prévu ce jeudi à Genève. Ces échanges, organisés sous la médiation de l’Oman, impliqueront des responsables iraniens ainsi que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Du côté de Téhéran, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué mardi sur le réseau social X qu’un accord avec Washington pour éviter un conflit était « à portée de main ». Il a réitéré que l’Iran ne développerait « en aucun cas » d’arme nucléaire, tout en soulignant que le pays ne renoncerait pas à son droit d’exploiter la technologie nucléaire à des fins pacifiques. Selon lui, une entente historique est possible « à condition que la diplomatie soit privilégiée ».

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