États-Unis et Iran : la promesse de Donald Trump qui a provoqué la plus forte chute intra-journalière du pétrole

Les marchés mondiaux de l’énergie traversent une zone de turbulences extrêmes. Après une séance marquée par des sommets inédits depuis plusieurs années, la tendance s’est brutalement inversée sur les places financières. Au cœur de ce revirement soudain, de nouvelles orientations diplomatiques de Washington concernant le Moyen-Orient ont redessiné les perspectives d’approvisionnement à court terme, provoquant une onde de choc sur les cours de l’or noir.

Le basculement s’est opéré après une intervention du président américain. Donald Trump a laissé entendre lundi soir qu’une issue rapide au conflit avec Téhéran était envisageable. Selon les informations publiées par Sud Quotidien, le dirigeant a annoncé son intention de lever certaines sanctions pesant sur les exportations de brut iranien, à la suite d’un entretien téléphonique avec le président russe, Vladimir Poutine. L’objectif affiché de cette manœuvre est d’enrayer la hausse des prix à la pompe.

L’impact sur les tableaux de cotation a été immédiat. Mardi, vers 10 h 05 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord a dévissé de 7,49 %, s’établissant à 91,55 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) américain a suivi la même trajectoire, reculant à 87,71 dollars. Cette contraction fait suite à une flambée survenue la veille, où le Brent avait frôlé les 119,50 dollars, un seuil jamais atteint depuis 2022. L’analyste Arne Lohmann Rasmussen, du cabinet Global Risk Management, souligne que le baril a oscillé entre 119,50 et 83,66 dollars lundi. Il qualifie cette variation de mouvement intra-journalier le plus important jamais enregistré pour cette référence mondiale.

Malgré cette accalmie sur les prix, la situation géopolitique régionale reste extrêmement tendue. Les autorités de Téhéran ont réagi mardi en déclarant que plus aucune goutte de pétrole ne quitterait le Moyen-Orient jusqu’à nouvel ordre. Cette position cible directement le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique par lequel transite environ 20 % du brut mondial. Les experts d’ING Group estiment que la consolidation de la baisse des prix dépendra de la reprise effective des flux pétroliers dans cette zone. Sans cela, les cours pourraient repartir à la hausse.

Face à ces fluctuations, la communauté internationale s’organise. Les ministres des Finances du G7 se sont dits prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, incluant le recours aux réserves stratégiques. Une action coordonnée visant à libérer une partie des stocks de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) est anticipée par les marchés. Parallèlement, le gaz naturel a également accusé le coup. En Europe, le contrat de référence TTF néerlandais a chuté de 13,66 % pour s’établir à 48,74 euros le mégawattheure, porté par l’éventualité d’une reprise des exportations gazières du Qatar, suspendues depuis le début des hostilités.

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