États-Unis : Donald Trump exige l’envoi de navires dans le détroit d’Ormuz et lâche ces mots sur l’Otan

Le président des États-Unis, Donald Trump, a appelé les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) à déployer des navires militaires dans le détroit d’Ormuz. Cette exigence s’accompagne d’une nouvelle série de critiques virulentes à l’encontre de l’alliance, dans un contexte de fortes tensions régionales.

Selon les informations de l’agence Anadolu, Donald Trump a exhorté jeudi les pays alliés à « avoir le courage » d’envoyer leurs bâtiments de guerre dans cette zone stratégique. Interrogé par le média Politico sur l’absence de mention explicite de l’Otan lors de sa récente allocution à la nation, le dirigeant américain a précisé avoir évoqué le détroit d’Ormuz et les pays qui s’abstiennent d’y intervenir. « Ils doivent avoir le cran d’y aller, d’envoyer leurs navires là-bas et d’en profiter », a-t-il affirmé.

Relancé sur une possible frustration vis-à-vis de l’alliance atlantique, sa réponse a été directe : « Je m’en moque complètement. Je n’ai pas besoin d’eux. » Il a par la suite ajouté que même en cas de besoin, « ils ne seraient pas là ». L’agence de presse rappelle que l’Otan n’a activé l’article 5 sur la défense collective qu’à une seule reprise dans son histoire, à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

Ces déclarations s’ajoutent à d’autres propos tenus récemment par le président américain. Lors d’un entretien accordé au quotidien britannique The Telegraph, il a qualifié les membres de l’alliance de « lâches » et décrit l’Otan comme un « tigre de papier ». Il a également estimé qu’un retrait unilatéral des États-Unis n’était « pas à exclure ». Toutefois, une loi américaine adoptée en 2023 interdit à tout président de quitter l’alliance sans l’approbation d’une majorité des deux tiers au Sénat.

Le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 millions de barils de pétrole chaque jour, est fortement perturbé depuis début mars. Cette situation découle des mesures mises en place par l’Iran en réponse à l’offensive conjointe américano-israélienne du 28 février. Donald Trump insiste pour que les alliés européens et les États du Golfe, dépendants de ces approvisionnements pétroliers, assument un rôle plus actif dans la sécurisation du passage.

Plusieurs alliés ont par ailleurs critiqué le président américain pour avoir engagé des hostilités avec l’Iran sans consultation préalable. C’est dans ce climat tendu que Donald Trump doit recevoir le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, la semaine prochaine à Washington, selon le Wall Street Journal.

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