Alors que la guerre impliquant les États-Unis et Israël en Iran entre dans sa deuxième semaine, l’administration américaine maintient une pression constante sur La Havane. Depuis la Floride, Donald Trump a publiquement réaffirmé son intention de provoquer un changement de régime à Cuba, précisant l’approche que compte adopter son gouvernement face à l’île caribéenne.
Selon les éléments relayés par Al Jazeera et analysés par notre rédaction, le président américain a indiqué ce lundi que le département d’État restait focalisé sur la situation cubaine. Le dossier a été formellement confié au secrétaire d’État Marco Rubio. Lors de son intervention devant la presse, Donald Trump a évoqué les plans de la Maison-Blanche, mentionnant explicitement la possibilité d’une « prise de contrôle amicale » de l’île.
Pour justifier cette position, le locataire de la Maison-Blanche s’est appuyé sur la situation économique critique du pays. « Ils n’ont plus d’énergie, ils n’ont plus d’argent », a-t-il déclaré, ajoutant que les autorités cubaines finiraient par accepter un accord ou que les États-Unis s’en chargeraient de toute façon. L’idée d’une « prise de contrôle amicale » avait déjà été soulevée pour la première fois par Donald Trump en février dernier.
Cette offensive diplomatique s’inscrit dans un contexte d’asphyxie économique pour La Havane. Cuba traverse une crise énergétique majeure depuis janvier, consécutive à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. Cette opération a entraîné l’arrêt des exportations de carburant de Caracas vers La Havane, privant l’île de l’un de ses rares alliés et d’une source d’approvisionnement vitale.
Face à cette conjoncture, des responsables de la Maison-Blanche estiment que le gouvernement cubain est au bord de l’effondrement. D’après la chaîne américaine NBC News, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que les dirigeants de l’île souhaitaient désormais négocier avec Washington. Si Cuba a officiellement démenti l’existence de pourparlers à haut niveau auprès de l’agence Reuters, les autorités n’ont pas formellement rejeté les informations faisant état de discussions informelles entre des responsables américains et Raul Guillermo Rodriguez Castro, petit-fils de l’ancien président Raul Castro.
Cette posture marque un tournant dans la politique étrangère américaine. Donald Trump devient ainsi le premier président des États-Unis depuis la guerre froide à assumer ouvertement la volonté de renverser le gouvernement de La Havane. Une démarche qui s’aligne sur sa décision de réactiver la « doctrine Monroe », un principe politique du XIXe siècle stipulant que l’hémisphère occidental doit se trouver sous l’influence exclusive des États-Unis, à l’exclusion de toute autre puissance étrangère.