Etat civil : L’ANEC reconnaît des avancées mais pointe des insuffisances (Senego TV)

Ce lundi, l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) a procédé, lors d’un atelier, à la validation des documents de capitalisation du programme NEKKAL.

Pour M. Matar Ndao, directeur général de l’Agence, « ce programme n’est pas un projet technique, encore moins une simple réforme administrative. Nous parlons de souveraineté, de justice et de l’existence même de nos citoyens dans la République ».

Ce programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la consolidation du fichier national d’identification est dénommé NEKKAL.

M. Matar Ndao, DG de l’ANEC, précise d’entrée : « Pendant longtemps, l’état civil a été le parent pauvre de l’action républicaine, fragilisé, sous-équipé et mal coordonné. Cela a rendu des millions de citoyens invisibles, entraîné des politiques publiques approximatives et un État avançant sans connaître pleinement sa population. Le programme NEKKAL commence à redresser la trajectoire, avec un système d’information qui prend forme dans plusieurs centres d’état civil et une dynamique de transformation engagée. »

Mais de préciser que « ce n’est pas encore suffisant : les lenteurs persistent, les inégalités territoriales demeurent, la coordination reste perfectible et certaines pratiques, comme les fraudes et autres dérives, doivent disparaître, car nous ne pouvons pas construire le Sénégal de 2050 avec des réflexes d’hier ».

Et de conclure : « Nous sommes dans une bascule vers un service public digital, tangible, sécurisé et centré sur le citoyen. La digitalisation de l’état civil ne sera pas une option, mais une obligation pour les administrations, pour les collectivités et pour tous les acteurs du système. Nous allons la standardiser. »

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire