ESS et RSE : Le Sénégal amorce une stratégie intégrée pour une économie inclusive…

Ce jeudi, le Dr Alioune Dione, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, a présidé un atelier stratégique de concertation consacré à l’approfondissement et à la consolidation des Stratégies nationales de développement de l’Économie sociale et solidaire (ESS) et d’encouragement de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
La rencontre s’est tenue en présence des représentants des ministères sectoriels, de la Représentante de l’Agence italienne pour la Coopération au Développement, des partenaires du Système des Nations Unies, du secteur privé, des élus locaux, ainsi que des universités, centres de recherche, organisations de jeunesse et mouvements de jeunes entrepreneurs sociaux.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a exprimé sa gratitude au PROGRESS et à l’Agence italienne pour leur accompagnement constant aux côtés de l’État du Sénégal dans la structuration d’un écosystème économique plus inclusif et responsable.
Il a rappelé que l’année 2026 a été décrétée Année de l’Économie sociale et solidaire par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, marquant une orientation politique claire : faire de l’ESS un pilier central de la transformation économique et sociale du pays. Sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, le Gouvernement a engagé une dynamique de réforme fondée sur la souveraineté économique, l’inclusion sociale et la territorialisation des politiques publiques.
Les stratégies nationales de l’ESS et de la RSE s’inscrivent dans le prolongement de la Loi d’Orientation relative à l’Économie sociale et solidaire (LOESS), qui consacre la reconnaissance institutionnelle de l’ESS comme composante stratégique de l’économie nationale. Elles visent à assurer sa pleine mise en œuvre à travers des mécanismes clairs de gouvernance, de financement et d’évaluation.
À travers les coopératives, mutuelles, entreprises sociales et organisations communautaires, l’ESS contribue à la formalisation de l’économie populaire, à la création d’emplois décents et au renforcement des chaînes de valeur locales. Parallèlement, la RSE s’impose comme un levier de transformation du secteur privé en intégrant les dimensions sociales, environnementales et éthiques dans la performance économique.
Le Gouvernement ambitionne désormais de créer des synergies entre l’ESS et la RSE afin d’optimiser les instruments de financement, promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes, renforcer l’ancrage territorial et garantir un impact social et environnemental mesurable et durable.
Le ministre a insisté sur le rôle stratégique des partenaires, appelés à soutenir des mécanismes innovants d’accompagnement, à faciliter l’accès à l’entrepreneuriat social et à contribuer au développement d’outils robustes de suivi et d’évaluation.
Plaçant la jeunesse et les collectivités territoriales au cœur du dispositif, il a souligné que le succès des stratégies se mesurera aux résultats concrets : emplois créés, initiatives consolidées et territoires renforcés.
« Investir dans l’ESS et la RSE, c’est consolider la stabilité sociale, renforcer la souveraineté économique et bâtir une croissance inclusive et durable », a-t-il conclu, invitant les participants à faire de cet atelier un espace d’engagement stratégique et de mobilisation coordonnée au service de l’ambition du Sénégal.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire