Nouveau développement dans l’affaire de la vaste escroquerie portant sur de supposés marchés d’exportation de médicaments à base de plantes africaines. Considéré comme le principal instigateur de ce réseau, L. Diop, plus connu sous le pseudonyme de « Lamine Tankon », a été extrait de sa cellule de la prison de Rebeuss puis présenté au parquet financier.
Le mis en cause a finalement été placé sous mandat de dépôt par le juge du troisième cabinet du Pool judiciaire financier (PJF), dans le cadre de l’instruction ouverte pour une escroquerie dont le préjudice est estimé à 338 millions de francs CFA.
Déjà visé par une vingtaine de plaintes enregistrées à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), L. Diop fait face à de lourdes charges, notamment pour escroquerie en bande organisée, usurpation d’identité numérique, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux, ainsi que complicité.
Selon le journal Libération, qui révèle ces informations dans son édition de ce lundi, l’intéressé a été extrait temporairement de Rebeuss afin de répondre à de nouvelles accusations. Deux plaintes supplémentaires ont été déposées contre X par S. Domingo et R. Faye, portant sur un préjudice évalué à 3,4 millions de francs CFA, toujours en lien avec le même mode opératoire.
Les investigations menées par la DSC ont permis d’établir que les fonds versés par les victimes transitaient par un compte Wave rattaché à la carte nationale d’identité de A. Bousso, un document retrouvé en possession de L. Diop lors d’une perquisition effectuée à son domicile. Ce compte aurait servi de canal de réception des sommes envoyées par les plaignants.
Toutefois, face au procureur, le présumé cerveau du réseau aurait déclaré ne plus se souvenir des faits qui lui sont reprochés, selon les confidences rapportées par le journal parcouru par Senego.
Les plaintes liées à ce dossier ont été déposées entre 2022 et 2025. Les victimes affirment avoir été contactées via WhatsApp, par des numéros étrangers, ou par courriels, par des individus se présentant comme des partenaires d’entreprises françaises ou britanniques. Ces derniers proposaient des opportunités d’investissement dans l’exportation de graines et de sèves de plantes en provenance du Mali, censées servir à la fabrication de médicaments contre des maladies graves telles que le cancer, le sida ou le diabète.
Séduits par ces offres, les plaignants étaient ensuite mis en relation avec de prétendus relais locaux. Plusieurs transferts d’argent ont alors été effectués via Orange Money, Wave, Western Union ou Ria, sur des comptes indiqués par les interlocuteurs. Le montant global du préjudice provisoire a ainsi été évalué à 338 millions de francs CFA.
L’enquête de la Division spéciale de cybersécurité avait conduit à l’interpellation de L. Diop à son domicile à Tankon, dans la région de Sédhiou, avec l’appui de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP).
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