C’est une marque de confiance renouvelée qui intervient dans un contexte international particulièrement tendu. Au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, la diplomatie sénégalaise a vu son mandat prolongé à la tête d’une instance stratégique, confirmant un leadership établi depuis plusieurs décennies. Cette décision a été entérinée le mardi 3 février, lors de l’ouverture de la session 2026 d’un comité dédié aux questions de droits fondamentaux au Moyen-Orient.
**Une présidence sénégalaise ininterrompue depuis 1975**
Lors de la 426e réunion du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (CEIRPP), les États membres ont procédé à l’élection de leur bureau. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le Sénégal a été reconduit à la présidence de cette structure à l’unanimité. C’est l’Ambassadeur Coly Seck, Représentant permanent du Sénégal auprès de l’ONU, qui dirigera les travaux pour l’exercice 2026.
Cette réélection s’inscrit dans une continuité historique notable. Depuis la création de ce comité en 1975, la présidence a toujours été assurée par le Sénégal, témoignant d’une reconnaissance constante de la communauté internationale envers la diplomatie sénégalaise sur ce dossier complexe. Pour cette nouvelle session, l’Ambassadeur Seck sera épaulé par des vice-présidents issus de Cuba, d’Indonésie, de Malaisie, de Namibie et du Nicaragua.
**L’appel à la raison et au droit**
La cérémonie s’est déroulée en présence du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Ce dernier a rappelé l’urgence de concrétiser le droit à l’autodétermination des Palestiniens et a réaffirmé que la solution à deux États restait la seule option viable pour une paix durable. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de Gaza au sein d’un futur État palestinien.
Dans sa prise de parole, l’Ambassadeur Coly Seck a défini la ligne de conduite de sa présidence, mettant en avant une approche fondée sur l’humanisme plutôt que sur la polarisation. Reprenant la vision diplomatique du Sénégal, il a précisé qu’il n’était pas nécessaire « de choisir un camp contre un autre, mais de défendre la vie, de faire entendre la voix de la raison et du droit ».
Le diplomate sénégalais a qualifié la paix en Palestine de « question beaucoup trop sérieuse » pour envisager un relâchement des efforts, tout en mettant en garde contre la banalisation de la violence en Cisjordanie et les attaques visant l’UNRWA.
La réunion a également permis d’acter l’adhésion du Chili au sein du Comité et d’adopter le programme de travail pour l’année en cours, axé sur la mobilisation internationale pour un règlement pacifique du conflit.