La marche vers la souveraineté énergétique et la résilience climatique s’accélère à Ouagadougou. La Commission des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité (CAEDS) de l’Assemblée Législative de Transition (ALT) a validé, ce lundi, deux textes majeurs présentés par le gouvernement. Ces projets de loi, défendus par le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré, visent à doter le Burkina Faso d’un cadre juridique adapté à ses nouvelles ambitions stratégiques.
Au cœur de ces travaux parlementaires, qui se sont déroulés les 15 et 19 janvier 2026, figure la préparation du terrain pour l’énergie nucléaire civile. Le premier projet validé par la commission porte sur l’adhésion du Burkina Faso à la Convention de Vienne de 1963. Ce texte, relatif à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, constitue une exigence internationale pour tout État souhaitant développer des infrastructures de ce type.
Selon les précisions apportées par le chef de la diplomatie burkinabè, reprises par l’Agence Afrique, cette adhésion permet de définir clairement la responsabilité de l’État en tant que porteur de projet, même dans un contexte où les risques sont minimisés. Pour Karamoko Jean Marie Traoré, il s’agit d’un signal fort envoyé aux partenaires extérieurs : « Il est important que chaque pays puisse, du point de vue réglementaire et juridique, adopter un certain nombre de documents, pour rassurer l’opinion internationale que toutes les conditions sont réunies pour avancer vers la phase opérationnelle ».
Outre le volet énergétique, les députés de la commission ont examiné un second texte axé sur la gestion des catastrophes. Il concerne l’autorisation de ratification de l’Accord portant création de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques, un instrument signé initialement en 2012 à Pretoria. L’objectif pour Ouagadougou est de s’appuyer sur cette structure continentale pour mieux anticiper et financer la réponse aux crises naturelles et sanitaires.
L’adhésion formelle à cette mutuelle doit permettre au pays de bénéficier d’un appui technique et financier, notamment pour la planification et la prise en charge d’épidémies ou de catastrophes naturelles. Convaincus par la nécessité de ces instruments pour le développement national, les membres de la CAEDS ont donné leur feu vert pour que ces projets soient désormais soumis au vote de la plénière de l’Assemblée.