Le président français Emmanuel Macron a mené hier une série d’entretiens téléphoniques avec le Premier ministre irakien Mohammed Chia Al-Soudani, ainsi qu’avec les plus hautes autorités libanaises. Dans un climat de fortes tensions au Moyen-Orient, ces échanges ont permis d’aborder la sécurité des forces françaises dans la région et de formuler des propositions pour freiner l’escalade militaire.
Lors de sa discussion avec le chef du gouvernement irakien, Emmanuel Macron est revenu sur l’attaque ayant entraîné la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion et blessé plusieurs militaires français. Selon l’agence Anadolu, Mohammed Chia Al-Soudani a présenté ses condoléances au nom du peuple irakien. En retour, le président français a salué l’engagement de Bagdad à faire la lumière sur cet incident et à renforcer la protection des troupes françaises déployées pour lutter contre le terrorisme. Les deux dirigeants ont convenu de maintenir leur coordination pour soutenir la stabilité et la souveraineté de l’Irak.
Le chef de l’État français s’est ensuite entretenu avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre Salam et le président du Parlement Nabih Berri. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’empêcher le Liban de sombrer dans le chaos. Il a exigé l’arrêt immédiat de la « fuite en avant » du Hezbollah et a appelé Israël à renoncer à une offensive de grande ampleur, demandant la fin des frappes massives qui ont déjà provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes.
Au cours de ces échanges, l’exécutif libanais a fait part de sa disposition à entamer des discussions directes avec Israël, en y associant toutes les composantes du pays. Emmanuel Macron a exhorté la partie israélienne à saisir cette opportunité pour instaurer un cessez-le-feu et trouver une solution durable. Pour concrétiser cette démarche, le président français a officiellement proposé que la France facilite ces pourparlers en les accueillant à Paris.
Ces initiatives diplomatiques interviennent dans un contexte régional particulièrement instable. Selon les informations rapportées par Anadolu, les hostilités se sont intensifiées depuis le 28 février, suite à des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran ayant fait environ 1 300 morts, dont le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a lancé des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak, ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.