Dakar a ouvert ce mardi au Musée Théodore Monod – IFAN, l’atelier international « Voies d’eau d’Afrique », organisé par l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN Cheikh Anta Diop) en partenariat avec la Goethe Universität Frankfurt et le Centre Point Sud de Bamako.
Face à une urbanisation galopante et à une croissance démographique rapide, l’atelier propose de repenser les fleuves et lacs africains, non seulement comme écosystèmes naturels, mais comme de véritables artères logistiques vitales pour le développement économique et social.
Des experts internationaux discuteront de la construction navale, de la mobilité et sécurité des passagers et marchandises, des impacts climatiques sur la navigation et de la connectivité avec les infrastructures routières. L’objectif : mettre en lumière les pratiques locales souvent méconnues mais essentielles pour des solutions de transport adaptées et durables.
Peter Lambert, anthropologue au Centre d’anthropologie culturelle de l’Université de Bruxelles, rappelle que le transport fluvial reste largement sous-étudié, malgré son potentiel pour désengorger des mégapoles comme Lagos ou Kinshasa, où les voies d’eau pourraient compléter efficacement les réseaux routiers saturés.
Cet atelier constitue ainsi une plateforme unique pour valoriser les savoir-faire locaux, partager des données et proposer des solutions innovantes pour l’avenir de la mobilité sur le continent.