L’intensification des opérations militaires israéliennes sur le territoire libanais s’accompagne d’une lourde réévaluation des pertes humaines. Depuis le début de cette nouvelle phase du conflit initiée début mars, les autorités sanitaires locales actualisent continuellement les chiffres relatifs aux victimes prises en charge dans les hôpitaux du pays.
Selon les données du Centre des opérations d’urgence de santé publique du ministère libanais de la Santé, relayées par l’agence officielle NNA et citées par Anadolu, les frappes israéliennes menées depuis le lundi 2 mars ont causé la mort de 102 personnes. Le nombre de blessés s’établit désormais à 638.
Cette mise à jour marque une augmentation par rapport aux chiffres communiqués plus tôt dans la même journée. Le précédent point de situation faisait état de 77 morts et 527 blessés. Le ministère précise par ailleurs que ce bilan reste provisoire et est susceptible d’évoluer à la hausse, au fur et à mesure que les équipes de secours acheminent de nouvelles victimes vers les structures médicales.
Cette vague d’attaques fait suite à une déclaration de l’armée israélienne publiée le 2 mars. Tel-Aviv avait alors indiqué que des sirènes d’alerte s’étaient déclenchées dans le nord d’Israël, à la suite de la détection de tirs de missiles en provenance du Liban. En réponse, l’armée israélienne a lancé une vaste campagne de frappes aériennes ciblant l’ensemble du territoire libanais, y compris la capitale Beyrouth. Outre les bombardements intensifs menés par voies aérienne et maritime, les forces israéliennes ont également décidé d’élargir leurs opérations terrestres au Liban.