En meeting à Brescia, en Italie, ce dimanche, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a livré un long message à l’endroit des militants et sympathisants de Pastef. Au-delà des querelles internes au parti, il dit placer l’intérêt du Sénégal au-dessus de toute considération partisane.
« La seule chose que je regrette dans cette situation, ce n’est pas Pastef. Parce que Pastef en est sorti et en sortira toujours plus grand, plus fort et plus dynamique. Mais le Sénégal dans tout ça ? Le problème, c’est le Sénégal », a-t-il lancé.
Pour lui, les divergences internes doivent être réglées dans le cadre du parti et ne doivent pas fragiliser le pays.
« L’adversaire, ce n’est pas quelqu’un à l’intérieur de Pastef. Il peut y avoir des conflits, de la rivalité, des ambitions. Mais tout doit rester interne. L’adversaire, c’est le système, c’est la pauvreté du Sénégal et tout ce qui empêche le pays d’avancer », a-t-il soutenu.
El Malick Ndiaye appelle ainsi les responsables et militants à faire preuve de retenue dans leurs prises de parole publiques, notamment sur les réseaux sociaux.
El Malick Ndiaye appelle à mettre fin aux règlements de comptes sur les réseaux sociaux
Le message d’El Malick Ndiaye à Brescia comporte un appel appuyé à l’apaisement au sein de Pastef. Le responsable politique déplore particulièrement les attaques et règlements de comptes qui se multiplient, selon lui, sur les réseaux sociaux.
« S’il y a quelque chose qui me sidère dans le parti, c’est qu’il y ait des règlements de comptes sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
L’ancien président de l’Assemblée nationale estime que les différends doivent être traités dans les instances internes plutôt que d’être exposés publiquement.
« Même si je règle mon compte avec quelqu’un, est-ce que je suis en train de penser que je ne suis pas en train de détruire Pastef et le projet ? Est-ce que je ne suis pas en train de donner des armes à ceux qui nous combattent ? », s’est-il interrogé.
Il invite ainsi les militants à éviter les attaques personnelles et à privilégier les discussions internes.
« Arrêtons de régler nos comptes dans les médias et sur les réseaux sociaux. Réglons-les à l’intérieur. »
Selon lui, les divergences sont normales dans une formation politique, mais elles ne doivent jamais faire perdre de vue « l’essentiel ».




