Les négociations de paix entre Washington et Téhéran, tenues ce week-end à Islamabad, se sont soldées par un échec. Dans la foulée, une annonce majeure du président américain a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers mondiaux, ravivant les craintes sur l’approvisionnement énergétique.
Selon Insider Paper, la rupture des pourparlers a été suivie d’une décision radicale de Donald Trump : l’instauration d’un blocus sur le détroit d’Ormuz. La délégation américaine, conduite par JD Vance, a justifié cet échec par le refus de l’Iran de renoncer à son programme nucléaire. Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a évoqué une approche américaine marquée par le « maximalisme » et des objectifs changeants, tout en précisant que les deux parties s’étaient engagées de bonne foi et étaient passées très près d’un accord.
La mesure américaine cible spécifiquement le trafic maritime lié à Téhéran. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a déclaré que la marine américaine allait bloquer tout navire tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz en direction ou en provenance des ports iraniens, menaçant de détruire toute force hostile. L’armée américaine a programmé le début de ce blocus sur les ports du Golfe persique pour lundi à 14h00 GMT. En réponse, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir le contrôle total du détroit. Le chef de la marine iranienne, Shahram Irani, a pour sa part qualifié les menaces américaines de « ridicules ».
Les conséquences économiques de cette escalade ont été immédiates. Les cours du pétrole, qui avaient baissé la semaine précédente à la faveur d’un espoir de cessez-le-feu, ont bondi de plus de 8 %, le baril de Brent et le WTI franchissant tous deux la barre des 100 dollars. Parallèlement, les places boursières ont chuté à Tokyo, Hong Kong, Londres ou encore Paris. À l’inverse, les actions en Hongrie ont grimpé de plus de 3 % suite à la victoire électorale de Peter Magyar face à Viktor Orban.
Pour les observateurs, la situation marque un tournant critique. Nicole Grajewski, professeure assistante à Sciences Po Paris, estime que ce blocus s’apparente à une reprise effective de la guerre. Sur le plan énergétique, Malcolm Melville de Schroders prévient que les prix de l’or noir resteront élevés un certain temps en raison des capacités de production à l’arrêt. Ce contexte de tensions au Moyen-Orient, couplé aux efforts du Premier ministre libanais Nawaf Salam pour obtenir un retrait israélien face au Hezbollah, accentue les pressions inflationnistes mondiales, illustrées par une hausse de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis à 3,3 % en mars.
Que la malédiction de DIEU s’abate sur DONALD TRUMP ET ISRAËL