MALMÖ, Suède – Une escale symbolique sous haute surveillance. Mercredi, les forces armées suédoises ont détecté et neutralisé un drone qui s’approchait dangereusement du porte-avions français Charles de Gaulle, amarré dans le port de Malmö pour une visite inédite.
Selon des sources militaires, l’engin sans pilote a été intercepté à une dizaine de kilomètres du bâtiment, fleuron de la marine française. Les autorités suédoises sont pour l’heure restées discrètes sur la nature, l’origine et les intentions de cet aéronef, laissant planer le doute sur la nature de cette potentielle menace.
Cet incident survient lors de la toute première escale du porte-avions en Suède, une visite qualifiée de stratégique par l’attaché de défense français. Ce déploiement vise à « renforcer la sécurité maritime régionale » et à matérialiser la « coopération opérationnelle étroite entre Paris et Stockholm », deux partenaires clés au sein de l’Union Européenne et de l’OTAN.
Le groupe aéronaval français, déployé depuis fin janvier, mène actuellement une série de missions et d’exercices en Atlantique Nord et en mer Baltique. Ces manœuvres, dont certaines sont conduites sous l’égide de l’OTAN, ont pour objectif principal de dissuader toute menace contre les intérêts alliés, notamment les infrastructures maritimes critiques comme les câbles sous-marins et les pipelines.
Véritable outil de projection de puissance, le groupe aéronaval est composé, outre le porte-avions et sa flotte aérienne, de frégates d’escorte, d’un bâtiment de soutien et d’un sous-marin nucléaire d’attaque. L’interception de ce drone à Malmö vient ainsi rappeler la pertinence et la complexité de sa mission dans un contexte géopolitique régional particulièrement tendu.