Les membres du Conseil consultatif des droits de l’homme et du droit international humanitaire sont réunis à Dakar autour d’un atelier de formation. Les travaux portent sur l’organisation des commissions appelées à permettre au Conseil de fonctionner pleinement.
Cette session doit notamment accompagner la mise en place de la Commission du droit international humanitaire. Elle vise aussi à améliorer les échanges entre les administrations et les institutions concernées par la promotion et la protection des droits humains. Cette recherche de coordination s’inscrit dans un effort plus large de standardisation du travail de l’État : la Direction des droits humains s’est dotée d’un manuel de procédures qui harmonise les interactions avec les instances supranationales, encadre les appels à contributions et organise l’élaboration des rapports soumis aux organes de traités.
Institué en 2018 par le décret n°2018-1969 du 15 novembre 2018, le Conseil consultatif rassemble plusieurs départements ministériels, des représentants de la société civile et des structures nationales. L’Agence nationale de la statistique et de la démographie, l’appareil judiciaire, le Parlement et l’Institution nationale des droits de l’homme en font notamment partie.
Les travaux abordent également les commissions consacrées aux droits économiques et socioculturels, aux droits civils et politiques ainsi qu’au droit collectif. Des représentants du ministère des Forces armées, du ministère de l’Intérieur et d’autres départements ministériels participent à la rencontre, en raison du caractère transversal du droit international humanitaire.
Le Comité international de la Croix-Rouge accompagne, selon EMedia, le gouvernement sénégalais dans cette démarche. La commission figure déjà dans les textes, mais le renouvellement des membres du Conseil consultatif intervenu après des changements dans la composition du gouvernement a rendu nécessaire son installation. Ngane Ndour a expliqué que le fonctionnement du Conseil repose sur ses commissions : « C’est sur la base des différentes commissions que nous allons travailler effectivement ».
Le Sénégal a aussi adhéré à l’Alliance pour le droit international humanitaire et s’est engagé à mettre en place cette commission dans le cadre du suivi de l’application du droit international humanitaire au sein de l’espace CEDEAO.
