La disparition tragique d’un étudiant dans l’espace universitaire ne laisse personne indifférent, et surtout pas les alliés du pouvoir en place. Alors que l’émotion est encore vive, le président de l’Union pour la République et les Valeurs (URV), Dr Mbengue, a choisi de ne pas se taire. Dans une contribution relayée par nos confrères d’IGFM, il livre une analyse sans concession qui met l’exécutif face à ses responsabilités, ciblant précisément la gestion des bourses et le passé d’opposant de l’actuel chef du gouvernement.
Pour le Dr Mbengue, qualifier cet événement de « choc pour la Nation » est un minimum. Il pose un principe absolu : aucune contrainte budgétaire ni aucun désordre ne peut justifier la perte d’une vie humaine dans un lieu dédié au savoir. Mais au-delà de l’émotion, qu’il juge « légitime », le président de l’URV appelle à basculer immédiatement vers « une exigence politique : assumer et corriger ».
Le retard des bourses : un détonateur identifié
L’analyse de l’URV pointe directement le mécanisme ayant conduit au drame. Les étudiants mobilisés réclamaient le paiement de leurs allocations, une revendication que Dr Mbengue valide totalement. Il refuse de voir dans ces retards un simple dysfonctionnement bureaucratique. Pour lui, « un retard prolongé dans le paiement des bourses n’est pas un simple incident administratif : c’est un facteur de tension sociale prévisible ».
C’est sur le terrain politique que la sortie de l’URV se fait la plus incisive. Dr Mbengue convoque la mémoire politique récente pour interpelle directement le sommet de l’État. Il rappelle que le Premier ministre Ousmane Sonko, lorsqu’il était dans l’opposition, a « longtemps porté la cause estudiantine ». Cette posture d’hier crée, selon l’auteur de la note, une « responsabilité supplémentaire » aujourd’hui : celle de transformer les discours passés en actes concrets et rapides.
« La loyauté ne signifie pas le silence »
Anticipant les critiques sur cette prise de parole dissonante au sein de la mouvance présidentielle, l’URV clarifie sa position. Se définissant comme un « allié loyal », le parti refuse pour autant la complaisance. « La loyauté ne signifie pas le silence. Elle signifie la franchise constructive », précise le texte. Cette liberté de ton débouche sur une série d’exigences techniques et politiques immédiates :
- La régularisation immédiate des retards de bourses ;
- Un audit transparent des mécanismes de paiement ;
- La situation précise des responsabilités administratives ;
- Un encadrement strict et proportionné du maintien de l’ordre sur le campus.
Dr Mbengue conclut en avertissant que la stabilité académique conditionne la stabilité nationale. Il invite les nouvelles autorités à une cohérence entre la « trajectoire politique » choisie — fondée sur la justice sociale et la dignité — et la réalité du terrain, rappelant que l’autorité de l’État ne se bâtit pas par la force, mais par « la justice et la crédibilité morale ».
Beaucoup comme moi risquent de ne pas renouveler les cartes de membres du parti trahison.
Pas de reddition des comptes, pas de justice et comble de malheur on jette des assassins sur des des étudiants jusqu’à ce que mort sans suive. Cette exécution de cet étudiant, Pastef en prend l’entière responsabilité. Bientôt Farba Nguom va sortir pour rejoindre la coalition Trahison Dioumaye. Macky Sall a eu l’endossement de Tass Yakar-stef pour se lancer dans la course pour le poste de SG des Nations Unis. Triste triste triste!