Double naufrage au large de la Libye : le récit de l’unique rescapé révèle l’ampleur exacte des pertes

La route de la Méditerranée centrale continue d’enregistrer des pertes humaines considérables. De récents incidents survenus au large des côtes libyennes viennent d’alourdir le bilan des disparitions, mettant en lumière des dynamiques migratoires de plus en plus périlleuses.

Les éléments relayés par IGFM indiquent qu’une deuxième tragédie s’est déroulée le 13 juin près de Tobrouk, dans l’est de la Libye. Les détails de ce drame ont été fournis par l’unique survivant, secouru par des pêcheurs locaux. D’après son témoignage, 39 personnes ont disparu en mer lors de cet événement. Dans les jours qui ont suivi, trois corps ont été repêchés sur le rivage, portant le nombre total de personnes présumées mortes à au moins 60 à la suite de deux récents naufrages dans cette zone.

Face à cette situation, le directeur régional de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Othman Belbeisi, a appelé la communauté internationale à intensifier les opérations de recherche et de sauvetage pour garantir un débarquement sûr des rescapés. Les données de l’OIM soulignent que depuis le début de l’année 2025, au moins 743 individus ont péri en tentant de traverser la Méditerranée. Parmi eux, 538 ont perdu la vie en Méditerranée centrale, confirmant son statut de route migratoire la plus meurtrière au monde. L’organisation attribue cette mortalité à des pratiques de trafic de plus en plus risquées, combinées à des capacités d’intervention restreintes.

Parallèlement, la répartition des départs a évolué. Cette année, les traversées vers l’Italie sont majoritairement originaires de Libye, devançant la Tunisie. Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU a recensé au 15 juin une hausse de 15 % des débarquements sur les côtes italiennes par rapport à l’année précédente. Sur les 26 781 migrants enregistrés à cette date, 24 560 provenaient du territoire libyen.

En Tunisie voisine, la gestion des données sur les naufrages fait l’objet d’un suivi associatif. L’ONG FTDES a récemment signalé l’absence de bilans officiels depuis juin 2024. Toutefois, le porte-parole de la Garde nationale tunisienne, Houcem Eddine Jebabli, a confirmé la découverte de 32 corps non identifiés sur les plages de Sfax et Mahdia entre le 1er et le 11 juin.

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