La diplomatie s’active pour tenter de mettre un terme aux hostilités déclenchées fin février au Moyen-Orient. Alors que Téhéran a fait parvenir une proposition détaillée pour un arrêt définitif des combats, la présidence américaine maintient la pression et exige des garanties immédiates sur un point stratégique majeur.
Le président américain Donald Trump a fermement averti que l’ultimatum fixé à mardi soir (20h00, heure de Washington) constituait un délai de rigueur. Si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz — un passage stratégique par lequel transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole —, les États-Unis lanceront des frappes massives contre les infrastructures iraniennes, ciblant notamment les centrales électriques et les ponts.
Cette déclaration intervient après la soumission par l’Iran d’un plan de sortie de crise. Selon les informations de la chaîne Al Jazeera, Téhéran a rejeté une proposition initiale de trêve de 45 jours formulée par le Pakistan, privilégiant une demande de cessation permanente des hostilités. Transmis par le biais d’Islamabad, ce document iranien s’articule autour de dix points, incluant la fin des conflits régionaux, un protocole de libre passage dans le détroit d’Ormuz, la levée des sanctions et un plan de reconstruction. « Nous n’accepterons pas une simple trêve. Nous n’acceptons qu’une fin de la guerre avec des garanties que nous ne serons plus attaqués », a précisé Mojtaba Ferdousi Pour, chef de la mission diplomatique iranienne au Caire, cité par l’Associated Press.
Depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a qualifié cette offre d’« étape très significative », tout en la jugeant « insuffisante » en l’état. Des intermédiaires poursuivent actuellement les négociations. Un responsable américain a confirmé à l’AFP que cette proposition était à l’étude, mais que le président ne l’avait pas encore validée, précisant que l’« Opération Epic Fury » se poursuivait. Interrogé sur le risque que des frappes contre des infrastructures civiles soient qualifiées de crimes de guerre, le dirigeant américain a balayé ces inquiétudes, affirmant que le véritable crime de guerre serait de laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire.
Parallèlement à ces tractations, la tension sur le terrain reste maximale. Israël a revendiqué une frappe contre une usine pétrochimique clé du gisement gazier de South Pars, à Asaluyeh, entraînant la mort de deux commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique. La Compagnie nationale pétrochimique iranienne a indiqué à l’agence officielle IRNA que l’incendie provoqué par l’attaque était maîtrisé. Le maintien du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran continue par ailleurs de provoquer une forte hausse des cours du pétrole à l’échelle mondiale.