Comment évolue l’épidémie de diphtérie au Sénégal après l’alerte lancée à Kédougou ? Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique fait état de 34 cas confirmés et de six décès.
Le premier cas avait été confirmé par l’Institut Pasteur de Dakar le 1er août 2026, après une série de décès d’enfants de moins de cinq ans au Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou. Le point de situation arrêté au 3 septembre porte sur huit districts sanitaires répartis dans six régions, selon le communiqué relayé par ndarinfo.
Kédougou compte 23 cas, devant Dakar avec 5 cas et Thiès avec 3 cas. Louga, Diourbel et Kaolack enregistrent chacun un cas.
Les premières investigations menées à Kédougou et Saraya avaient recensé 591 cas suspects entre mai et août. Trois cas positifs avaient alors été identifiés, tandis que trois décès d’enfants de moins de cinq ans avaient été signalés au centre hospitalier régional ; le lien avec la diphtérie devait encore être établi à ce stade.
Pour contenir la flambée, les autorités sanitaires ont renforcé la prise en charge, les enquêtes autour des malades, le suivi des contacts et la surveillance épidémiologique. Une vaccination de rattrapage cible les enfants non vaccinés ou n’ayant pas reçu toutes les doses prévues.
La situation met aussi en évidence le nombre d’enfants dits « zéro dose » ou insuffisamment vaccinés à Kédougou. Plusieurs milliers restaient encore à identifier et à vacciner selon les autorités sanitaires régionales à la fin du mois d’août.
Le ministère rappelle que la maladie est contagieuse et peut provoquer un mal de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, un enrouement, un gonflement du cou ou des difficultés respiratoires. Les parents sont invités à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants, à compléter les doses manquantes et à consulter sans automédication dès les premiers signes.
Une équipe d’experts avait été dépêchée sur place lors des premières investigations sanitaires.
