Face aux tensions persistantes dans la péninsule coréenne, Washington a réaffirmé mercredi sa disposition à engager un dialogue diplomatique avec la Corée du Nord, tout en se heurtant à la position ferme de Pyongyang qui renvoie la responsabilité d’une éventuelle reprise des pourparlers aux États-Unis.
La diplomatie américaine a ainsi rappelé sa politique de porte ouverte. « Les États-Unis sont toujours disposés à s’entretenir avec des responsables de n’importe quel gouvernement qui souhaitent échanger avec nous », a indiqué une source officielle à Washington. Élargissant le propos au-delà du seul cas nord-coréen, cette même source a précisé : « Que ce soit quelqu’un à Cuba, potentiellement un jour en Corée du Nord ou, en ce moment, en Iran, nous sommes toujours prêts à écouter. » Cette déclaration réitère la volonté américaine de privilégier la voie diplomatique pour résoudre les différends internationaux.
Cependant, cette main tendue ne semble pas, pour l’heure, trouver d’écho favorable à Pyongyang. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, a clairement signifié que l’initiative devait venir du camp adverse. Lors d’un récent congrès du Parti des travailleurs, il a estimé que « l’avenir des relations entre les États-Unis et la Corée du Nord dépend entièrement de l’attitude des États-Unis ».
Entre l’ouverture affichée par l’administration américaine et les conditions préalables posées par le régime nord-coréen, la perspective d’une désescalade reste suspendue à un jeu diplomatique complexe, où chaque partie attend de l’autre le premier pas concret.