Le monde de la culture arabe vient de perdre l’une de ses figures les plus emblématiques. Jeudi, la capitale libanaise a enregistré la disparition d’un artiste multidimensionnel, dont le répertoire a accompagné plusieurs décennies d’histoire au Moyen-Orient.
Selon les informations relayées par Sud Quotidien, le chanteur, auteur-compositeur et acteur libanais Ahmad Kaabour est décédé à Beyrouth. L’artiste s’est éteint à l’âge de 71 ans, au terme d’un long combat contre le cancer.
L’empreinte d’Ahmad Kaabour dans le paysage musical régional reste profondément liée à ses compositions engagées. Il s’est particulièrement illustré avec son titre phare « Ounadikom », une œuvre composée en 1975, période marquant les prémices de la guerre civile libanaise.
Tout au long de sa carrière, l’artiste a mis son art au service des réalités de sa région. Notre rédaction souligne que son répertoire s’est étendu des textes dédiés à la Palestine jusqu’aux morceaux évoquant la situation du Sud-Liban, un territoire aujourd’hui sous les bombardements israéliens. À travers sa production musicale, il s’est attaché à documenter et à chanter les éléments que les conflits tendent à effacer.