Détenu aux États-Unis, Nicolas Maduro exige l’abandon des poursuites suite à une restriction imposée par Washington

Actuellement incarcéré à New York, le président vénézuélien Nicolas Maduro a officiellement demandé à un juge américain l’annulation des charges pour trafic de drogue pesant contre lui. La requête s’appuie sur des actions de l’administration Trump qui entraveraient sa capacité à organiser sa défense de manière constitutionnelle.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’équipe juridique de Nicolas Maduro accuse le gouvernement américain de bloquer les fonds vénézuéliens destinés à couvrir ses frais d’avocat. Dans un document soumis à un juge fédéral de Manhattan, l’avocat de la défense, Barry Pollack, affirme que cette interférence viole le droit de son client à être assisté par le conseil de son choix, une garantie inscrite dans le sixième amendement de la Constitution américaine.

Le dossier révèle une chronologie précise concernant la gestion de ces fonds. Le 9 janvier, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain avait initialement accordé une autorisation permettant au gouvernement de Caracas de régler les frais de justice de Nicolas Maduro. Moins de trois heures plus tard, l’administration Trump a révoqué cette décision sans fournir d’explication. L’autorisation permettant de rémunérer les avocats de son épouse, Cilia Flores, a en revanche été maintenue.

Pour rappel, Nicolas Maduro et Cilia Flores sont détenus sans caution depuis leur arrestation le 3 janvier, survenue lors d’une opération militaire américaine nocturne à leur domicile vénézuélien. Les procureurs américains les accusent d’avoir abusé du pouvoir pour faciliter le trafic de drogue, des accusations face auxquelles le couple clame son innocence.

L’agence de presse américaine Associated Press, mentionnée dans les documents, souligne que si Washington autorisait le Venezuela à financer cette défense, cela pourrait compliquer la tâche des procureurs devant le tribunal. Ces derniers cherchent en effet à contrer l’argument du dirigeant selon lequel sa capture était illégale et qu’il bénéficie d’une immunité pénale en tant que chef d’État étranger. À ce stade, le bureau du procureur américain de Manhattan n’a pas donné suite aux demandes de commentaires.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire