La qualification du Paris Saint-Germain pour la finale de la Ligue des champions a été suivie, dans la nuit autour de Paris, d’interpellations et d’affrontements entre supporters et forces de l’ordre. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a fait état jeudi d’un bilan de 127 arrestations dans l’agglomération parisienne.
Laurent Nunez a précisé sur Europe 1 que 107 de ces arrestations ont eu lieu à Paris. Ces incidents sont survenus après l’élimination du Bayern Munich par le PSG, qui se qualifie ainsi pour une deuxième finale consécutive et une troisième depuis 2020.
Les heurts ont été signalés aux abords du Parc des Princes ainsi que sur les Champs-Élysées, où la police est intervenue pour disperser des groupes et empêcher le blocage du périphérique parisien. Le ministre a indiqué que 11 personnes parmi les émeutiers avaient été blessées, dont une grièvement après l’utilisation d’un mortier. Vingt-trois policiers ont également subi des blessures légères, comme le rapporte Al Jazeera.
Dans sa déclaration, Laurent Nunez a condamné des violences qu’il attribue à « des centaines d’individus » cherchant l’affrontement avec les forces de l’ordre durant les célébrations. Il a aussi salué l’action du préfet de police et de ses équipes, affirmant qu’elles avaient permis d’éviter des dégradations de biens et des pillages de commerces.
Le ministre a ajouté que le dispositif de sécurité serait renforcé pour la finale du 30 mai contre Arsenal à Budapest, en Hongrie. Il a également critiqué le maire récemment élu de Paris, Emmanuel Grégoire, pour avoir annoncé largement la création d’une fan zone dans la capitale sans consultation préalable de la police.
Ces violences s’inscrivent dans une série d’incidents déjà observés à Paris et dans d’autres villes de France lors de grands rendez-vous sportifs. L’an dernier, après le sacre européen du PSG, plus de 500 personnes avaient été arrêtées à travers la France. En 2020, après la défaite du club en finale face au Bayern, la police parisienne avait interpellé 148 personnes à la suite de nouveaux affrontements et de dégradations de véhicules et de vitrines.
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