Ce lundi marque une rupture dans l’isolement de l’enclave palestinienne. Après une paralysie de près de deux ans, le point de passage de Rafah a rouvert ses portes, mais selon un protocole opérationnel extrêmement rigide.
Ce corridor, unique accès de la bande de Gaza ne débouchant pas sur Israël, reprend du service dans le cadre des dispositions du cessez-le-feu négocié par les États-Unis en octobre dernier. Si la barrière s’est levée, la fluidité des mouvements reste théorique. Les autorités israéliennes et égyptiennes ont imposé des plafonds stricts sur le nombre de voyageurs autorisés à franchir la frontière.
Selon Al Jazeera, cette reprise s’accompagne d’exigences sécuritaires accrues. Israël maintient un droit de regard strict, imposant des contrôles intensifs aux Palestiniens entrant et sortant du territoire. Cette réouverture très encadrée vise avant tout à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et l’évacuation des blessés.
Sur le terrain, la priorité sanitaire est visible. Une file d’ambulances s’est formée côté égyptien, attendant le feu vert pour entrer à Gaza et prendre en charge les patients nécessitant des soins urgents, un enjeu critique documenté par les organisations humanitaires comme Médecins Sans Frontières.
Pour garantir le respect de ces procédures complexes, un dispositif de surveillance internationale a été déployé. Une source de sécurité israélienne, citée par l’agence Reuters, a confirmé l’arrivée d’équipes de surveillance européennes au point de passage, signalant une internationalisation de la gestion frontalière.
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