Déploiement terrestre au Liban : l’armée israélienne concentre ses opérations autour de ce verrou stratégique.

L’escalade militaire franchit un nouveau palier au Sud-Liban. Alors que les bombardements ont déjà poussé des centaines de milliers de civils sur les routes, les forces israéliennes ont entamé des manœuvres terrestres ciblant une zone géographique déterminante pour la suite des affrontements.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, les troupes israéliennes ont débuté des opérations au sol dans le sud du Liban. Les combats s’intensifient particulièrement autour de Khiam, une ville considérée comme un bastion du Hezbollah, qui a essuyé au moins trois frappes aériennes ce lundi. D’autres localités, telles que Yater, Burj Qalawiya, Sultaniya, Chaqra, Qantara et as-Sawana, ont également été visées par des raids aériens dans la matinée.

L’armée israélienne a justifié ce déploiement dans un message publié sur le réseau social X, indiquant que ses unités se concentrent sur des cibles clés afin d’« élargir la zone de défense avancée » et de détruire les infrastructures adverses. L’objectif tactique se cristallise autour de Khiam. Située en altitude, à quelques kilomètres de la frontière et du fleuve Litani, la ville offre une position dominante sur le nord d’Israël et les plaines libanaises avoisinantes.

D’après la correspondante d’Al Jazeera, Zeina Khodr, une bataille majeure est en cours pour le contrôle de ce carrefour qui relie les secteurs est et ouest du Sud-Liban, ainsi que la vallée de la Bekaa. La stratégie israélienne vise à couper les lignes d’approvisionnement du Hezbollah pour l’empêcher d’acheminer des combattants et des armes au sud du fleuve Litani.

Cette nouvelle phase du conflit fait suite aux tirs de roquettes du Hezbollah, déclenchés en réponse à la mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes conjointes américano-israéliennes fin février. Avant cet événement, le mouvement libanais n’avait pas attaqué Israël depuis le cessez-le-feu de 2024, malgré des violations signalées de l’accord négocié par les États-Unis.

Sur le plan humanitaire, les conséquences de ces opérations sont massives. Plus de 800 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles suite aux ordres d’évacuation de l’armée israélienne émis pour de nombreux quartiers du sud et de la capitale, Beyrouth. Les attaques au Liban ont pour l’heure causé la mort d’au moins 850 personnes, parmi lesquelles figurent 107 enfants et 66 femmes.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire