L’application du Code pénal face aux infractions de mœurs fait l’objet d’une attention particulière. Lors d’une récente déclaration publique, Charles Faye a fermement remis en cause une section spécifique de la législation encadrant les accusations liées aux actes homosexuels au Sénégal.
Selon les informations publiées par Kawtef, la critique cible l’article 319 du Code pénal, et plus précisément la disposition sanctionnant toute dénonciation qui ne serait pas accompagnée de la preuve d’une « faute irréfutable ». Face à cette exigence juridique, Charles Faye a été catégorique : « Je suis d’avis qu’il faille retirer cette disposition ».
Pour justifier cette demande de suppression, il reprend l’analyse de Bassirou Turpin sur la complexité matérielle des procédures. Le constat dressé indique que « lorsqu’il devient quasiment impossible, pour ne pas dire totalement, de prouver la culpabilité d’un acte homosexuel, toute dénonciation est fatalement condamnée. Et ça, ce n’est pas possible. »
En marge de cette demande de révision de la loi, Charles Faye a dressé un bilan positif de l’action des forces de l’ordre dans le traitement de ces dossiers. Il a publiquement salué leur intervention, affirmant que « n’eût été la pugnacité d’un policier et le professionnalisme de nos gendarmes, nous n’aurions pas su ce qui nous a mis par terre ».