Délestages : Badou Ndao accuse le gouvernement d’avoir rompu la continuité

« Ce qui est en train d’arriver là, c’était prévisible », a déclaré Badou Ndao au sujet du retour des délestages au Sénégal. L’analyste estime que le gouvernement actuel aurait dû assurer une continuité dans la conduite du secteur de l’électricité, en s’appuyant sur les compétences déjà présentes.

Dans ses propos rapportés par pressafrik, Badou Ndao considère que l’ancien régime avait contribué à améliorer l’accès à l’électricité et à réduire les coupures. Il critique notamment la démarche engagée dans le cadre de la reddition des comptes, estimant qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte des mécanismes qui permettaient au système de fonctionner.

Pour lui, l’État aurait dû réunir les professionnels du secteur et créer un cadre réunissant les experts afin d’identifier ce qui fonctionnait, ce qui devait être corrigé et les mesures à prendre. La question des délestages, selon son analyse, renvoie ainsi à un défaut de continuité dans la gestion du service électrique. Les délestages ont touché plusieurs localités du Sénégal depuis le 6 septembre.

Badou Ndao a aussi mis en cause les poursuites visant plusieurs responsables du secteur énergétique. Il a cité Khadim Ba, Samuel Sarr et Ibrahim Sarr, estimant que ces mesures avaient fragilisé davantage le dispositif. Il a également déploré la situation financière de la Senelec et de la SAR, en affirmant que la première attendait notamment ses approvisionnements en fioul ou en gazole.

En août, la demande d’électricité avait atteint 1 400 mégawatts, contre 1 250 mégawatts prévus. Le réseau a ensuite perdu 240 mégawatts après l’arrêt de la centrale de Cap des Biches les 6 et 7 septembre.

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