Défiguré à la machette après une dispute de funérailles : son agresseur écope de 15 ans

N.G, jugé pour tentative d’assassinat avec acte de barbarie sur la personne de Vieux O. G, a été condamné à 15 ans réclusion criminelle . Le verdict a été rendu par la chambre criminelle à l’issue d’un procès marqué par l’absence d’aveux de l’accusé et une bataille de versions.

Les faits se sont produits le 10 décembre 2022 à Ndiaganiao, dans la région de Thiès. Ce soir-là, N S et Vieux O. G assistaient tous deux à des funérailles. Sous l’effet de l’alcool, une violente altercation aurait éclaté entre les deux hommes au cours de la soirée, poussant leur hôte à demander à N. S de quitter les lieux.

Quelques heures après cette dispute, à l’aube, la brigade de gendarmerie de Ndiaganiao a été alertée de la présence d’un homme grièvement blessé sur une piste. Sur place, les gendarmes découvrent Vieux O. G. dans un état critique : le visage défiguré par plusieurs coups de machette, des fractures multiples et une perte importante de dents. Malgré la gravité de ses blessures, la victime a formellement désigné N. S comme son agresseur.

De son côté, N. S. rejette catégoriquement les accusations. Le cultivateur affirme qu’un voisin l’avait alerté de la présence d’un homme agonisant sur le chemin, et qu’il s’était contenté d’aller chercher de l’eau avant de se rendre sur les lieux pour porter secours.

Le procureur s’est appuyé sur plusieurs témoignages recueillis durant l’enquête, selon lesquels N. S aurait proféré des menaces de mort contre la victime après leur dispute. Pour le ministère public, la violence des coups, l’usage d’une machette et les zones du corps visées trahissent une intention manifeste de donner la mort.

Le parquet général a également évoqué la thèse d’un guet – apens , rappelant la proximité entre le domicile de l’accusé et le lieu de l’agression. Sur cette base, la réclusion criminelle à perpétuité avait été requise.

Me Omar Sène, avocat de Ngor Sarr, a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute , estimant que la désignation de son client repose uniquement sur l’altercation survenue quelques heures plus tôt. Il a également mis en avant l’état d’ivresse de la victime , susceptible d’avoir altéré son discernement, et a contesté toute idée de préméditation ou de guet-apens. À titre subsidiaire, la défense a demandé une requalification des faits en coups et blessures volontaires, faute de preuve d’une intention homicide.

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