Le climat reste particulièrement tendu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) suite au décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba. Alors que les réactions se multiplient pour appeler à l’apaisement, le traitement judiciaire de cette affaire connaît un nouveau développement ce jeudi. Le maître des poursuites, dont la communication précédente a suscité de vives réactions, doit s’exprimer à nouveau pour apporter des précisions sur ce dossier sensible.
Le procureur de la République a convoqué la presse aujourd’hui pour une seconde déclaration concernant les circonstances entourant la mort du jeune étudiant. Selon nos informations, confirmées par Le Quotidien, cette prise de parole intervient dans un contexte de méfiance accrue envers les autorités judiciaires et administratives. L’objectif affiché est de revenir sur les faits, quelques jours après une première communication qui n’a pas suffi à calmer les esprits sur le campus.
Cette nouvelle sortie médiatique est scrutée de près par les observateurs. Le Quotidien note que le discours des autorités, jusqu’ici, peine à convaincre une partie de l’opinion. Le journal souligne un risque de voir la situation s’envenimer, évoquant une gestion qui donnerait l’impression de « souffler sur les braises » plutôt que de chercher l’apaisement. La stratégie consistant à multiplier les arrestations pour rétablir l’ordre est également pointée du doigt par nos confrères, qui s’interrogent sur la pertinence d’une telle approche face à la colère étudiante.
Pour rappel, le décès d’Abdoulaye Ba est survenu lundi dernier lors d’échauffourées à l’université. Cet événement dramatique a conduit le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à évoquer la situation en Conseil des ministres, insistant sur la nécessité d’un dialogue permanent entre les acteurs du secteur universitaire pour éviter de tels drames.