Daour Sagna écarte toute volonté d’emprisonner Aminata Mbengue Ndiaye

Le désaccord au sein du Parti socialiste (PS) se joue aussi sur l’application des statuts. Après le décès d’Ousmane Tanor Dieng, en juillet 2019, les frondeurs estiment que l’article 30 prévoyait un intérim d’Aminata Mbengue Ndiaye jusqu’au terme du mandat en cours, arrivé à échéance en 2021. Ils s’appuient également sur l’article 33, qui prévoit, selon leur lecture, un congrès ordinaire tous les quatre ans. À leurs yeux, l’absence de renouvellement des instances rend la direction contestable.

Ces critiques ont été exposées par Daour Sagna mardi 4 novembre 2026, à Thiès, lors d’un point de presse auquel participaient plusieurs cadres frondeurs. Dans son compte rendu, le média leral rapporte que Sagna met en cause la gestion de la secrétaire générale. Il décrit un PS affaibli sur la scène nationale, marqué par une succession de démissions, le départ de nombreux cadres et un manque de renouvellement des idées. Il conteste aussi la légitimité de l’équipe en place à administrer le patrimoine et les structures du parti.

Les contestataires tiennent à distinguer leur recours judiciaire d’une volonté de faire emprisonner Aminata Mbengue Ndiaye. « Nous ne cherchons à emprisonner personne », a insisté Daour Sagna. Ils présentent la procédure comme un moyen de soumettre leur différend à la justice.

Les frondeurs reviennent également sur les tensions à la Maison du parti, à Colobane. Ils affirment que des militants venus réclamer leur droit à la parole ont été empêchés d’accéder aux lieux par des cadenas, des barricades et des personnes qu’ils décrivent comme des milices privées. Ils disent avoir opté pour une démarche judiciaire plutôt que pour une confrontation physique.

Daour Sagna et ses camarades écartent l’hypothèse d’une action menée sous l’impulsion de personnes extérieures au PS ou des signataires du Manifeste Dundal PS. Ils présentent leur initiative comme celle de responsables socialistes agissant de façon autonome et préoccupés par l’avenir de leur formation.

Ils appellent Aminata Mbengue Ndiaye à envisager de quitter ses fonctions, estimant qu’une démission pourrait protéger l’avenir du parti et lui éviter une décision judiciaire défavorable.

Le recours en justice n’est, selon Daour Sagna, que le début d’un plan d’action composé de 93 points. Les contestataires annoncent une mobilisation pacifique à la Maison du parti, à Colobane, afin d’obtenir la libération des locaux et le départ de l’équipe dirigeante actuelle.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire